Le repère
      
           Il pleuvait des cordes, dont deux lombrics qui là nageaient dans le bonheur. Tout à côté, charriée dans la crue, une grenouille leur notifia la beauté du temps ; leur signifiant de se presser car il ferait encore meilleur tout à l’heure, dans la mare foisonnant d’insectes pour festoyer.
-Nous n’avons ni besoin d’insectes, ni envie de partager leur sort lui dirent-elle.                -Cette eau qui coule ne coulera pas toujours.                                                                  -Alors ta mare non plus ne foisonnera pas toujours car, « cette eau qui coule » comme tu dis, est celle-là même qui y va. Ils interpellèrent une tortue qui passait par là pour les éclairer et leur dire qui en savait le mieux sur la question. Celle-ci conclut en leur annonçant que le savoir fondamental est celui qui n’oublie pas l’essentiel.

 La tortue ensuite continua son chemin sans s’inquiéter de convaincre, la grenouille demeura pour assister à la déroute des lombrics, l’un des lombrics à la faveur de l’humidité se creusa une forteresse et s’y logea, l’autre resta pour la dérision de la grenouille. La pluie s’arrêta le soleil revint, brulant le lombric. Il tenta de se creuser un trou mais trouva le sol trop sec déjà. Il courut s’abriter sous un arbre, poursuivi par les persiflages de la grenouille, alors qu’un coq se précipitait sur lui. Pour continuer sa route la grenouille sauta dans l’eau, réalisant que le courant ne pouvait plus l’emporter ; elle en ressortit pour entamer une pénible marche, mais se retrouva face à un chat errant qui la guettait.

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