La tentation
Du temps des caravaniers, un riche
chamelier qui avec son valet campait près d’un oasis fut mordu par un scorpion.
Une morsure d’ordinaire mortelle, à
moins que ne soit assez rapidement appliqué un certain remède traditionnel,
fort heureusement assez connu.
Djibril alors, se précipita sur les
bagages pour tomber sur la bourse de son maître ; une fortune, dont une pareille
vue ne lui ayant jamais été offerte, parvint un moment à voiler d’une
surprenante imagination l’agonie de l’autre.
Le filon ; marchandise bêtes et
métier inclus et même l’identité et le titre par endroit : une nouvelle
vie pour quelque moment de nonchalance ; contre une prompte intégrité pour
une hypothétique reconnaissance.
L’option lui semblait
lumineuse ; il alourdi le pas et le geste guettant son maitre qui, dans un ultime effort entreprit de ramper vers lui ; lançant :
Le valet fut tant troublé de la scène
que la réflexion s’envola de son action ne laissant qu’une mécanique réaction
qui l’amena saisir le flacon ; déverser une partie de son contenu sur la
plaie qu’il massa.
Puis Il sembla se réveiller en même
temps que son maitre, réalisant que sa nonchalance initiale se muait en véritable
culpabilité via la complicité.
Une obsession en si peu de temps pensa-t-il ; car que
dire d’une quête qui oublie la cause dans la poursuite effrénée des effets.

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