Le reflet

Il était un champêtre lassé des déboires de son occupation. Un de ses cousins était marchand, et de la ville venait assez souvent proposer ses articles aux ruraux. Il lui avait depuis toujours envié sa quiétude dans son activité. Nul besoin d’implorer la pluie ou le soleil ; sortir et rentrer quand on le veut, pour aller où, on veut, et tout ceci comme on le voudrait ; avec les délices des villes à sa portée. Ceci vu ;

Le suivant caprice de la nature fit du champêtre un marchand. Dès qu’il eut transformé la totalité de ses greniers en flambants articles, et sa charrue en vélo ; il sortit le prochain jour pour la prochaine ville. L’ambiance l’y plut à tel point qu’il omit de remballer. Au crépuscule il lui fallut trouver un abri de fortune qui ne put sauver ses denrées périssables d’un subit orage. Quelques malfrats à l’aube lui ravirent le reste ; ne lui laissant que la grâce de repartir panser ses plaies dans son champ.

Quelle racine est plus belle que sa fleur !

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