L’évolution

                      La chenille sip avait effectué une extraordinaire ponte de 5 œufs, sa renommée en fut telle que ses consœurs couvant leurs doublons la jalousait. Sip fut aux petits soins jusqu’à l’éclosion, qui ne fit qu’accroitre son prestige. L’on vint de loin pour admirer l’exploit sous des regards envieux, qui s’offusquaient : Avare nature ;que n’eut-elle pas élargi pareille grâce à tous ?
Sip s’en étant cueillir la laitue d’un soir revint trouver qu’un crapaud avait gobé ses bébés. Elle fut inconsolable et se lança dans une vaine et
lamentable recherche.
Et la malheureuse Sip revint se percher sur une brindille à la vue de tous, estimant n’avoir mieux à faire que d’attendre le premier prédateur. On lui pardonna son avarice à la nature.
Elle y demeura si longtemps sans s’alimenter que sa peau se fendilla. A l’instant de trépasser, quand elle sentit tout son corps s’affaler ; elle se surprit entrain de planer. Il lui était poussé des ailes, elle fut le premier des papillons.
Le déséquilibre ainsi conditionne l’évolution.

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